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La Corse, une terre d'exception

Dès la fin du congrès à Marseille, Ajaccio et la Corse reprendront le flambeau de la protection de la mer en accueillant, coup sur coup, la Conférence ministérielle d'Ajaccio pour la conservation des océans  (26 et 27 octobre) et le 2e sommet du Partenariat des Agences des aires marines (28 et 29 octobre).

Avec quelque 50 sommets de plus de 2000 mètres, la Corse est la plus montagneuse des îles de Méditerranée. Pourtant la mer est partout présente, baignant une côte extrêmement variée où alternent ports de plaisance, stations balnéaires, plages de sable fin et criques sauvages.

Pour en savoir plus, visitez les sites de l'Office du tourisme d'Ajaccio et de l'Office du tourisme de la Corse.


corse bonifacio pavillon testa negra marie-aude sevin aampPavillon corse dans le port de Bonifacio. © Marie-Aude Sévin / AAMP

L’île, couverte à parts égales de maquis et de forêts, regorge de lacs, de rivières et de torrents, alimentés au printemps par la fonte des neiges. C’est ce qui a valu à la Corse le surnom d’Île verte.

La Corse jouit d’un climat privilégié tout au long de l’année. L’influence combinée de la mer et des montagnes régule les températures, d’où une météo clémente en hiver, et chaude et sèche en été.

 


Une région pilote pour les aires marines protégées

La Corse dispose d’une variété exceptionnelle d’outils de protection de l’environnement. Ses six réserves naturelles, marines ou littorales, couvrent au total plus de 80 000 hectares.

corse scandola rocher rouge oliver bonnefant oecRéserve naturelle de Scandola. © Olivier Bonnenfant / Office de l'environnement de la Corse

La côte occidentale de l’île abrite un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco : le golfe de Porto qui, au sein du Parc naturel régional de Corse, englobe lui-même la calanche de Piana, le golfe de Girolata et la Réserve naturelle de Scandola.

Au nord-est de l’île, l’étang lagunaire de Biguglia a été classé en réserve naturelle à la demande de la Collectivité territoriale de Corse . Il figure également sur la liste des sites Ramsar, et sa gestion s’inscrit dans un vaste programme intégrant la protection du bassin versant et le développement durable d’une plaine littorale à vocation agricole et résidentielle.


corse pecheur oecPêcheur artisanal dans la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. © Office de l'environnement de la Corse

Ces différentes aires protégées servent de refuge à des espèces emblématiques de la biodiversité en Méditerranée : herbiers de posidonies, corail, mérous, patelles géantes… Elles contribuent par ailleurs à la valorisation économique des territoires, en garantissant le maintien d’activités traditionnelles, telles que la pêche artisanale, tout en favorisant l’émergence de nouvelles activités respectueuses des habitats sauvages, telles que le tourisme de nature.

Les efforts en faveur du développement durable de l’île se sont vus renforcer en 2002, quand une révision partielle du Code de l’environnement a conféré à la Collectivité territoriale de Corse des responsabilités étendues en matière de création et de gestion de réserves naturelles. Ce processus a conduit au développement de nouveaux partenariats, notamment avec l'Agence des aires marines protégées.

Programmes régionaux

bouches de bonifacio olivier bonnenfant oecBouches de Bonifacio vues du ciel. © Olivier Bonnenfant / Office de l'environnement de la Corse

A la pointe méridionale de l’île, le Groupement Européen de Coopération Territoriale - Parc Marin International des Bouches de Bonifacio (GECT-PMIBB), entre Corse et Sardaigne, innove en appliquant pour la première fois l’outil juridique européen qu’est le GECT à la gestion d’aires marines protégées transfrontalières.

Le GECT-PMIBB, créé le 7 décembre 2012 à Bonifacio, lie des acteurs français et italiens. Côté français, il s’agit de l’Office de l’environnement de la Corse (gestionnaire de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio, plus grande réserve naturelle de France métropolitaine), de terrains adjacents du Conservatoire du littoral, et de la Réserve Naturelle des Tre Padule de Suartone. Côté italien, il s’agit du Parc national de l’archipel de La Maddalena.


goto maddalena sardaigne olivier bonnenfant oecIlot du Goto, Parc national de l’archipel de la Maddalena, Sardaigne. © Olivier Bonnenfant / Office de l'environnement de la Corse

De plus, la Corse se situe au cœur du Sanctuaire PELAGOS pour les mammifères marins en Méditerranée. A partir de la pointe septentrionale de la Sardaigne, cette autre coopération transfrontalière s’étend jusqu’aux côtes continentales française, italienne et monégasque.

Le sanctuaire a été créé en 1992, à partir du constat qu’alors que cette zone accueille des populations relativement importantes de mammifères marins, elle souffre d’une pression élevée liée aux activités humaines. Au nombre des facteurs de stress figurent certaines techniques de pêche, l’urbanisation, la pollution, les collisions avec les navires, et les activités d’observation des cétacés.

Le sanctuaire suit l’évolution des populations de mammifères marins et de leurs habitats, tout en sensibilisant les usagers de la mer à des pratiques respectueuses du milieu.


panorama corse olivier bonnenfant oecVue panoramique de l'étang de Stagnolu, propriété du Conservatoire du littoral. © Olivier Bonnenfant / Office de l'environnement de la Corse
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