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Comprendre les hommes pour protéger la nature

A l’occasion de la deuxième journée, dédiée à la science et au savoir, un gestionnaire d’aire marine protégée (John Day de la Grande barrière de corail) et un scientifique (David Obura, CORDIO) discutent de la façon dont la science peut aider à prendre les bonnes décisions.

Il s’avère que l’efficacité de la science dépend non seulement de l’examen rationnel, objectif des faits mais aussi sur un trait profondément humain : l’empathie. Les scientifiques qui veulent être utiles doivent rester connectés aux besoins des gestionnaires, qui eux-mêmes doivent garder en tête l’intérêt des usagers.

Jon Day : au Parc de la Grande barrière de corail, la science est le fondement de notre action. Pas une science académique, universitaire mais une science appliquée à des objectifs pratiques, comme du suivi de terrain. Parce que, comme vous le savez, les habitats et les espèces d’un parc ont besoin d’être suivi de près en vue de perspectives plutôt effrayantes, comme la dégradation des coraux due aux changements du climat ou de la qualité de l’eau.
Mais au-delà des sciences naturelles, qu’elles soient appliquées ou pures, nous avons aussi besoin des sciences sociales afin de comprendre comment les usagers utilisent le parc, et de comprendre leurs attentes et leurs comportements.

David Obura : la menace sur le corail est exactement la même dans l’ouest de océan Indien qu’en Australie. A CORDIO, nous continuons à faire de la science pure mais la plupart de nos travaux sont effectués pour aider les gestionnaires. En fait, c’est l’un de mes critères pour évaluer la science : ce qui ne peut être communiqué est inutile. Nous nous efforçons à comprendre les besoins des usagers et des parties prenantes afin de les aider.

Jon Day : c’est également la question de savoir tirer profit de ce que proposent les usagers et les décideurs. Notre parc marin est plus grand que l’Italie. Nos agents ne peuvent pas être partout et voir tout. Donc les usagers sont nos sentinelles. Nous dépendons d’eux pour nous dire s’il voit des pêcheurs au mauvais endroit ou s’ils observent une baleine. Pour cela, nous développons une application pour smartphone, appelée ‘Un œil sur la barrière’.

David Obura : dans les cultures traditionnelles, les populations ont moins accès aux nouvelles technologies. D’un autre côté, le savoir traditionnel est encore très vivant. Les scientifiques eux-mêmes ont beaucoup à apprendre en écoutant les locaux.

Jon Day est le directeur de la protection du patrimoine au Parc marin de la Grande barrière de corail, Australie.
David Obura est le directeur de CORDIO (Coral Reef Degradation in the Indian Ocean), basé à Mombasa au Kenya.

 

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