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François Simard, coordinateur du programme IMPAC 3, nous explique le congrès

François Simard est directeur-adjoint du programme marin et polaire de l’IUCN. Il a été essentiel à la définition des objectifs, de la vision et du programme du congrès.

Quelle est la spécificité d’IMPAC 3 ?

Après l’Australie et les USA, c’est la troisième édition d’IMPAC. Ce congrès arrive maintenant à maturité et est pleinement reconnu, avec plus de 1000 participants.

Nous avons des directives claires, données par les gouvernements du monde entier en 2010 : l’objectif 11 d’Aichi qui établit que d’ici 2020, 10% des océans doivent être protégés et pas seulement sur le papier. Maintenant, nous devons définir les outils pour y arriver. C’est vraiment l’enjeu du congrès : il a été pensé de la base jusqu'au plus au haut niveau pour répondre aux enjeux de terrain.

Pouvez-vous nous expliquer les différentes thématiques de chaque journée ?

La journée 2 (la première journée était celle de la cérémonie d’ouverture) est dédiée à la science et au savoir, à comment ils contribuent à la création et à la gestion d’AMP. La science, c’est la biologie, l’océanographie, la taxonomie mais aussi la sociologie, l’ethnographie : les hommes ne sont pas en dehors des écosystèmes, ils en font partie !

La journée 3 est sur les outils de gestion. C’est le cœur du congrès : définir des outils qui ont une valeur pratique sur le terrain. On doit comprendre le terrain au sens large : pas seulement les agents qui font de la surveillance dans les AMP mais aussi ceux qui les soutiennent scientifiquement, légalement, financièrement.

La journée 4 est consacrée au rôle de la mer dans les sociétés humaines.  Les ressources marines sont essentielles à la pêche ou aux industries pétrolières et minières. Elles doivent prendre part aux efforts développés pour exploiter durablement les ressources.

La journée 5 prend un peu de recul et se concentre sur les réseaux à une échelle régionale. Les scientifiques montrent que les écosystèmes sont interconnectés, même ceux qui paraissent éloignés. Cette réalité doit se refléter dans la gestion des AMP.

Qu’en est-il d’Ajaccio ?

Un public différent est attendu à la Conférence ministérielle : 200 décideurs de haut niveau, des ministres, des ONG, des institutions internationales. Ils s’appuieront sur les conclusions du congrès pour construire, nous l’espérons, de nouveaux partenariats et de nouvelles AMP !

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