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Communiqué IUCN : La sauvegarde des océans nécessite une meilleure gestion et de meilleurs modes de financements

Pour garantir à long terme la vie des océans et le maintien des services vitaux qu’ils procurent aux populations, il est urgent de rendre la gestion des aires marines protégées plus efficace, et de les doter de moyens financiers plus importants. C’est ce que plaide l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à l’occasion du 3e Congrès international des aires marines protégées (IMPAC 3), qui ouvre ses portes aujourd’hui à Marseille.

Organisé par l’UICN et l’Agence des aires marines protégées, IMPAC 3 rassemblera plus de 1200 gestionnaires d’aires marines protégées, spécialistes du milieu marin et autres acteurs clés du domaine, y compris des représentants gouvernementaux, venus du monde entier. En 2010, la plupart des gouvernements de la planète se sont mis d’accord sur l’objectif de protéger au moins 10 % des mers et des zones côtières du globe d’ici 2020.

communiqué
de presse (PDF)

L’objectif d’IMPAC 3 est de mesurer le chemin déjà parcouru et d’ouvrir de nouvelles pistes, notamment pour améliorer le financement, la gestion, les connaissances et le suivi des aires marines protégées.
« A l’échelle globale, le chemin parcouru en termes de protection des océans est très encourageant. Nous sommes passés de moins de 0,5 % d’aires marines protégées, en 2000, à plus de 2 % aujourd’hui », analyse Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Pourtant, à ce rythme, il nous faudra encore 30 à 40 ans pour atteindre le seuil de 10 %. Répondre à l’engagement des gouvernements d’atteindre cet objectif en 2020 nécessitera un effort collectif considérable. »

Selon le dernier rapport de l’UICN et du Programme international sur l’état de l’océan (IPSO), la santé des océans se détériore à un rythme beaucoup plus soutenu qu’on ne le pensait auparavant. Cette tendance est due à une baisse de la teneur des eaux marines en oxygène, causée par le changement climatique et par un enrichissement excessif en nitrates, combinés à d’autres pollutions chimiques et à une surpêche chronique.

Selon François Simard, sous-directeur du Programme marin mondial de l’UICN, « Bientôt, nous ne pourrons plus infléchir la dégradation de la vie marine qui est en cours. Nous devons nous assurer d’avoir des ressources suffisantes, y compris sur le plan financier, pour que nos connaissances sur les aires marines protégées continue de s’améliorer, ainsi que la qualité de leur gestion. Si nous échouons, les effets pourraient être rapidement désastreux, pour chacun d’entre-nous. »

Les eaux situées au-delà des zones sous juridiction nationale, qui représentent plus de 60 % de la surface mondiale de l’océan, nécessitent, selon l’UICN, une attention particulière. Un nouvel accord sur la biodiversité en haute mer poserait les bases juridiques pour une gestion plus intégrée de ces zones, et permettrait la création d’un réseau d’AMP à une échelle véritablement globale.
Les océans couvrent plus de 70 % de la surface terrestre. Plus de 3,5 milliards de personnes vivent à moins de 100 km des côtes et puisent leurs moyens de subsistance dans la mer. Les aires marines protégées sont des zones délimitées où les ressources naturelles et culturelles bénéficient d’une protection spécifique. Elles jouent, à ce titre, un rôle central pour relever certains défis actuels, tels la sécurité alimentaire et énergétique des populations, la pauvreté et le changement climatique.

Le 3e Congrès mondial des aires marines protégées se tiendra du 21 au 25 octobre. Il sera suivi par une conférence ministérielle, les 26 et 27 octobre à Ajaccio, en Corse.

Les questions de gestion et de financement des aires marines protégées seront approfondies au Congrès mondial sur les parcs, un forum global sur les espaces protégés organisé par l’UICN tous les dix ans, qui se tiendra en novembre 2014 à Sydney, en Australie.

Note de la rédaction : l’objectif de protéger au moins 10 % des zones marines et côtières à l’horizon 2020 a été approuvé à la dixième réunion de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique qui s’est tenue à Nagoya, au Japon, en octobre 2010.

A propos de l’UICN

L’UICN, Union internationale pour la conservation de la nature, aide le monde à trouver des solutions pragmatiques aux challenges les plus urgents sur l’environnement et le développement. L’UICN aide la recherche scientifique, conduit des projets de terrains dans le monde entier et amène les gouvernemnets, les ONG, l’ONU et les entreprises à conduire des améliorations sur le plan politique, légistlatif et sur celui des pratiques. L’UICN est la plus ancienne et la plus vaste organisation environnementale du monde. Elle comprend plus de 1000 membres, gouvernementaux et non gouvernementaux, et près de 11 000 experts volontaires dans quelque 160 pays. Le travail de IUCN est soutenu par plus de 1000 personnes réparties dans 60 bureaux, et par des centaines de partenaires du secteur public, privé et d’ONG autour du monde. www.iucn.org; IUCN on Facebook; IUCN on Twitter

A propos de l’Agence des aires marines protégées

L’Agence française des aires marines protégées est une organisation publique dédiée à la protection de l’environnement marin. Ses responsabilités comprennent l’appui aux politiques publiques pour la création et la gestion d’aires marines protégées dans les eaux sous juridiction françaises, la coordination du réseau des aires marines protégées, l’appui technique et financier aux parcs naturels marins et le renforcement de l’implication de la France dans les négociations internationales sur les océans, notamment à travers les conventions de mers régionales, dans les Caraïbes, l’Atlantique nord-est, la Méditerranée, l’océan Indien, le Pacifique sud et l’Antarctique. www.aires-marines.fr / www.aires-marines.com

Pour plus d’informations ou pour toute interview, contactez :
Ewa Magiera, UICN, relations presse, +41 79 856 76 26, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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