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L'UICN publie les critères de la Liste rouge des écosystèmes en danger

L’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), co-organisatrice d’IMPAC3, a publié le 8 mai la méthodologie qui doit aboutir à la création, en 2025, d’une Liste rouge des écosystèmes en danger.

L’UICN maintient déjà une Liste rouge des espèces en danger. La future liste doit la compléter en adoptant une approche écosystémique.

De fait, la sauvegarde de la biodiversité passe par la gestion intégrée des milieux et des espèces vivantes, en tenant compte de leurs interactions. Les aires marines protégées participent de cette approche, dont l’un des principaux promoteurs est la Conférence sur la diversité biologique, partenaire d’IMPAC3.

La destruction d’écosystèmes entraîne des conséquences dramatiques. « Non seulement des espèces sont perdues pour toujours, mais [cela] entraîne des désastres socio-économiques, » rappelle Richard Kingsford, l’un des auteurs de l’étude, publiée dans PLoS ONE (journal de la Public Library of Science). Il cite l’assèchement de la mer d’Aral dans les années 1980 et 1990 : les industries de la pêche et du transport dans la région se sont effondrées tandis que l’espérance de vie a diminué, avec l’augmentation d’infections respiratoires et digestives associées aux tempêtes de poussières.

La démarche d’évaluation des risques proposée par l’UICN, sous la direction de David Keith (Université de Nouvelle-Galles du Sud, Australie), est conçue pour s’adapter à la diversité des contextes. Elle peut servir à poser un diagnostic à l’échelle locale comme à l’échelle continentale ou océanique ; ses critères s’appliquent aux milieux terrestres comme aux zones humides et à la mer.

Comprendre et évaluer les menaces pesant sur les écosystèmes constitue une tâche extrêmement complexe, qui mobilisera nombre de scientifiques au cours des années à venir. Mais une fois opérationnelle, la Liste rouge des écosystèmes en danger deviendra un outil incontournable pour aider les économistes, les communautés locales et les autorités publiques à gérer efficacement les ressources limitées de notre planète.

Lire le communiqué complet de l’UICN (en anglais) >>>

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