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Focus sur un atelier, journée 2 : évaluation des services rendus par les écosystèmes.

On entend par « services écosystémiques », tout ce que la nature produit et qui bénéficie aux hommes. Certains de ces bénéfices ont une valeur économique clairement identifiée : par exemple, un océan en bonne santé va produire des poissons ou attirer les touristes. Mais la mer fait aussi partie de la qualité de vie, qui est plus difficilement quantifiable.

Mesurer les bénéfices que la mer induit s’appelle « l’évaluation écosystémique » (ESV). C’était le thème d’un atelier en deux parties (WS2I1A et WS2I1B), mardi 22 octobre, animé par Mahé Charles et Linwood Pendleton. Ils nous font part de leurs conclusions.

Pour Mahé Charles, les ateliers du jour ont montré que les AMP utilisent l’ESV de différentes façons :

  • pour convaincre les décideurs : être en mesure d’argumenter de façon solide pour obtenir des financements ou pour influer sur les politiques de protection ;
  • sensibiliser le grand public – pour faire changer les comportements, mais aussi attirer l’œil des politiques ;
  • faire une analyse pour pouvoir choisir entre différentes orientations ;
  • établir un financement durable : définir des systèmes de compensation pour les services utilisés.

Les participants ont néanmoins pointé les limites de cet outil : tout ne peut pas être évalué de façon pertinente et évalué monétairement. Si des processus d’évaluation sont considérés comme utiles, ils doivent se concentrer sur des critères spécifiques : ceux pour lesquels un changement est attendu ou désiré.

Lindwood Pendleton a déclaré : « L’évaluation pertinente est celle qui donne aux gestionnaires la bonne information pour améliorer le bien-être des populations ».

L’ESV est un défi aux approches sectorielles, parce qu’elle ne peut fonctionner que si toutes les parties prenantes s’entendent pour coopérer et communiquer. Elle peut également être un outil pour l’éducation du grand public. Selon Lindwood Pendleton : « l’ESV a montré que les Parisiens ont besoin de la mer pour leur bien-être, tout comme les Marseillais ».

Mahé Charles est chargé de mission à l’Agence des aires marines protégées.

Linwood Pendleton est directeur de l’Ocean Policy au Nicholas Institute, Duke University, en Caroline du nord.

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