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Jour 4 intro : gouvernance, partenariats et implication de l’industrie

Aujourd’hui, les spécialistes des AMP tendent la main aux parties prenantes, aux utilisateurs de l’espace marin, aux communautés locales et aux ONG, afin de les impliquer dans les processus de gouvernance. Réciproquement, ils regardent comment les AMP peuvent jouer un rôle plus important dans l’émergence d’une « Blue Society ».

video de la pleniere

Ce matin, à la plénière d’ouverture, les modérateurs François Simard (UICN) et Christophe Lefebvre (UICN et Agence des aires marines protégées), ont insisté sur la nécessité que les AMP prennent en compte les intérêts économiques et ce, dès leur création. Aujourd’hui, l’océan offre de nouveaux horizons de croissance, et une économie bleue est en train d’émerger. Elle fait planer de nouvelles menaces sur la biodiversité, mais amène parallèlement les citoyens à porter une plus grande attention à la mer. Les AMP ne doivent pas louper ce tournant.

Partager les ressources, tous ensemble

Serge Garcia (Groupe d’experts pour la pêche de l’UICN) a déclaré que les gestionnaires d’AMP doivent inverser leur raisonnement. Au lieu de se demander « Que pouvons-nous faire pour les AMP ? », ils pourraient s’interroger sur ce qu’elles peuvent apporter aux populations qui vivent à proximité. Il a ajouté qu’il voit une convergence croissante dans les méthodes utilisées entre, d’une part, la gestion des pêches et, de l’autre, la conservation de la biodiversité. Ce langage commun facilite le dialogue, mais il subsiste des difficultés sur la question de l’allocation des ressources. « Les AMP doivent réaliser que les mers où elles s’établissent ne sont pas des territoires vierges. Ils sont déjà occupées par les pêcheries », a-t-il souligné.

Etablir l’équilibre

La planification spatiale marine permet d’équilibrer ce processus d’allocation des ressources. Les planificateurs doivent donc coopérer étroitement avec les décideurs politiques comme avec le secteur privé. Selon Billana Cicin-Sain (Global Ocean Forum), le nord de l’Europe a montré la voie en sécurisant la coopération avec l’industrie, par exemple dans sa gestion de l’éolien offshore. Aux Etats Unis, il reste à convaincre l’industrie que les AMP constituent un outil neutre. Elles ne penchent pas en faveur de la conservation ni de l’exploitation, mais leur objectif est d’équilibrer les deux.

Impliquer tous les usagers

En fonction des régions du globe, on rencontre une large gamme de modes de gouvernance, depuis un processus « top down », conduit par l’Etat, souvent rencontré en Europe, jusqu’à des initiatives conduites par la communauté, typiques du Pacifique. Chaque extrémité du spectre peut apprendre de l’autre.

Didier Réault est le président du Parc national des Calanques. Ce parc périurbain, terrestre et marin, s’étend dans Marseille et autour de la ville. Près de deux millions d’habitants vivent à l’intérieur ou à proximité immédiate. Didier Réault a déclaré que ses instigateurs se sont donné beaucoup de mal pour mener des consultations approfondies des résidents, des associations, des représentants politiques et des acteurs économiques. Il s’est dit impatient d’apprendre comment cette phase de construction communautaire s’est déroulée ailleurs dans le monde.

Jean-Luc Solandt (Marine Conservation Society) a ajouté que des moyens doivent être développés pour évaluer le processus de gouvernance sur la base de leur résilience, à la manière dont les scientifiques mesurent la résilience des écosystèmes.

Gouverner la haute mer

Billana Cicin-Sain a déclaré que les méthodes de gouvernances désormais au point dans les aires protégées côtières ou littorales doivent maintenant être adaptées et appliquées aux réseaux régionaux et à la haute mer. La haute mer représente un défi particulier, lié aux négociations conflictuelles en cours sur son statut. Les ONG jouent un rôle capital pour tenter d’aboutir à un consensus.

Financer tout cela

La bonne gouvernance a bien sûr un prix. Charlotte Gobin (Global Environment Facility) a insisté sur le fait que les mécanismes de financement devaient être conçus pour assurer aux AMP un financement durable.

La plupart des orateurs de cette plénière prendront part aux divers échanges qui auront lieu aujourd’hui. Vous pourrez les rencontrer dans les ateliers, les cafés de la connaissance et au pavillon Océan plus !

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