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Outils de gestion et moyens d’action pour les AMP

Les outils de gestion englobent tous les moyens mis en œuvre pour que les objectifs de conservation soient clairement définis, puis atteints.

Olivier Laroussinie, directeur de l'Agence des aires marines protégées, et Dan Laffoley, vice-président du programme marin de l'UICN-CMAP, présentent la thématique de la journée.

Que sont les "outils de gestion"?

Olivier Laroussinie : La boîte à outils des gestionnaires d'AMP doit contenir tout ce dont ils ont besoin pour s'organiser efficacement. Notamment des protocoles pour faire l'inventaire des espèces, des habitats et des activités humaines. Ils permettent de connaître, d'encadrer, de restaurer, de surveiller… et au besoin de faire la police. Au final, on obtient une stratégie d'ensemble cohérente: c'est le plan de gestion.

Qu'apportent les plans de gestion?

Dan Laffoley : Nous avons tous un chiffre en tête : l'objectif de protéger 10 % des océans d'ici 2020. Mais nous perdons parfois de vue qu'il y a aussi un engagement qualitatif : les AMP doivent être gérées efficacement et équitablement. Pour y veiller, il nous faut des méthodes d'évaluation qui puissent s'appliquer non seulement à des AMP individuelles, mais aussi à des réseaux d'AMP.

Les usagers ont-ils quelque chose à contribuer aux plans de gestion?

Olivier Laroussinie : Il y a quelques années, les mesures de protection étaient souvent imposées d'en haut. Aujourd'hui, les usagers et le secteur privé participent – ce qu'ils ont très bien appris à faire. Ceci nous permet de capitaliser sur la connaissance qu'ils ont du milieu, et aussi de mieux nous faire accepter. Mais en fin de compte, les autorités doivent toujours trancher et poser des règles.

Quelles sont les différences, d'un plan de gestion à l'autre?

Dan Laffoley : Différentes régions du monde pratiquent différentes approches qui reflètent leurs cultures. L'Europe a une tradition très juridique, tandis que les AMP du Pacifique sont plus ancrées dans les communautés locales et les villages. Mais les défis restent les mêmes: impliquer la population, définir des objectifs, en évaluer les résultats.

Olivier Laroussinie : Les acteurs varient aussi selon que l'AMP en question couvre une zone côtière restreinte ou un vaste espace de haute mer. Néanmoins, les concepts essentiels restent les mêmes.

Quel est votre espoir pour cette journée?

Olivier Laroussinie : Premièrement, que la confrontation entre les différents terrains d'application permette d'affiner les outils. Deuxièmement, que le dialogue fasse émerger les projets et les partenariats de demain.

Dan Laffoley : La question à se poser est celle-ci: Où allons-nous maintenant? Nous ne manquons pas de bons outils, mais comment les exploiter? Nous devons définir notre feuille de route maintenant, parce que le temps ne joue pas en notre faveur.

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