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Plénière de fin de la 2e journée (2e partie): les intervenants

Après que François Gauthiez et Patricio Bernal ont fini des synthétiser les ateliers, les intervenants  sont revenus sur le thème du jour : la science et la connaissance au service d’une gestion efficace. Vous trouvez ci-dessous quelques extraits.

Au cours de cette journée, Jihuyn Lee (secrétariat de la CDB) a eu plusieurs occasions de constater le manque de compréhension des EBSA (zones d’intérêt biologique et écologique). Trois années après que la Convention sur la diversité biologique a commencé à enregistrer les EBSAs, elles ont maintenant été identifiées sur 75% de la surface des océans. Cependant cet outil scientifique ne doit pas être confondu avec un outil de gestion. Toutes les EBSAs ne doivent pas devenir des AMP et toutes les AMP ne seront pas désignées en EBSA.

Xavier Pastor (Oceana), au nom des ONG environnementales, a estimé que s'il est louable de mettre au point de nouveaux outils juridiques, il faudrait déjà que les anciens soient correctement appliqués: "Tout comme vous, nous aimerions militer pour des statuts encore plus protecteurs. Mais la plupart du temps, nous sommes trop occupés à tenir le rôle de sentinelles, pour combattre les infractions aux lois existantes."

Gilles Lebœuf (Muséum national d'histoire naturelle) a fait écho à l'alarme de la communauté scientifique face à l'acidification des océans, du changement climatique et de la montée du niveau de la mer: "Même si vous protégez vos aires marines comme la prunelle de vos yeux, vous risquez quand même de les perdre, à cause de menaces globales. C'est maintenant qu'il faut agir."

Sur un ton plus optimiste, Lyle Glowka (Convention sur les espèces migratrices) a fait remarquer que les nouvelles technologies rendent les menaces moins abstraites. Lorsqu'on leur fournit des visuels qui démontrent l'interconnexion des océans et des espèces qui y vivent, les décideurs politiques se rendent compte qu'ils partagent tous le même patrimoine et envisagent plus volontiers une coopération internationale.

Néanmoins Charles Ehler (Commission océanographique intergouvernementale de l'Unesco) a estimé qu'un changement de fond n'interviendra que lorsque nous serons capables de mettre au service de l'océan non seulement les sciences naturelles, mais aussi la sociologie, l'ethnographie et même la philosophie. "Les meilleurs modèles scientifiques n'empêchent pas de très mauvaises décisions". Les AMP risquent de manquer leur but si elles ne tiennent pas compte de variables humaines et culturelles.

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